Crise financière, Traité de Lisbonne et paquet « énergie-climat » à l’ordre du jour du Conseil européen
Date : 01/12/2008
Concernant la crise financière, le Conseil européen a confirmé les conclusions de l’Eurogroupe face à l’urgence provoquée par la crise des liquidités. Les Etats membres ont décidé de mettre en place des mécanismes de réaction rapides et appropriés, ainsi que de renforcer le système de supervision et des normes prudentielles au niveau européen. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi approuvé la démarche visant à réfléchir rapidement avec les partenaires internationaux à la mise en place d’un système financier international plus stable.
Ce Conseil européen a aussi été l’occasion pour Brian Cowen, Premier ministre irlandais, de faire un point sur la situation dans son pays après le « non » au référendum sur le Traité de Lisbonne de juin dernier. Il a indiqué que ses concitoyens pourraient revoir leur position sur le nouveau traité. En effet, la crise économique semble avoir montré aux Irlandais les intérêts de l’Europe et notamment de la monnaie unique. Sans celle-ci, l’Irlande, qui entretient d’importantes relations économiques avec les Etats Unis, aurait pu connaître de très graves difficultés. M. Cowen a promis, en conclusion, de mettre en place un plan d’action qu’il présentera lors du prochain Conseil européen des 11 et 12 décembre. Une des solutions envisagées serait de donner à l’Irlande des garanties écrites sur des sujets problématiques tels que la neutralité militaire, l’avortement ou les valeurs religieuses. Le Conseil européen a adopté la composition du Groupe de réflexion sur l'avenir de l'Union proposée par le président du groupe, Felipe Gonzalez et les deux vice-présidents : le groupe va maintenant engager ses travaux.
Le contexte économique actuel incite certains pays à revoir leur position sur le paquet « énergie-climat », dont l’adoption est une des priorités de la Présidence française. De même, plusieurs points de divergence restent encore à régler entre le Conseil et le Parlement européen concernant notamment le système d’échange de quotas de CO2 et l’affectation des recettes qu’il induira ainsi que l’idée d’un système de sanction pour les Etats membres ne respectant pas leurs engagements. Malgré tout, les chefs d’Etat et de gouvernement ont tous approuvé l’ambition de la Présidence française de finaliser ce paquet législatif d’ici la fin de l’année. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement et de l’aménagement durable, a rappelé cet objectif au cours du Conseil Environnement qu’il présidait le 20 octobre à Luxembourg. Il a affirmé qu’un accord en première lecture était indispensable afin que l’Europe puisse jouer un rôle essentiel dans les négociations internationales sur les questions climatiques qui devraient aboutir à un nouvel accord en 2009 à Copenhague.
Enfin, le Conseil européen a adopté le Pacte européen sur l’immigration et l’asile qui constitue le socle d’une politique d’immigration commune.





