Rubrique : Culture, Citoyenneté, Education et Sport
Date : 30/05/2011
Conférence Politique régionale et sport au CdR le 24 mai 2011
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Mercedes Bresso (voir le discours complet) a souligné 3 idées : - l’impact sociétal du sport : il faut valoriser le sport dans sa forme organisée mais aussi dans sa forme spontanée et associative, en veillant à ce que les organismes publics soutiennent son développement. Il contribue en effet à l’intégration, à la non-discrimination et peut constituer un outil d’apprentissage de la citoyenneté. 85% du secteur repose sur du bénévolat. - Le poids économique du sport : le sport professionnel a un poids considérable. Il engendre des partenariats,, est un facteur d’aménagement du territoire, ainsi les infrastructures sportives peuvent être un instrument de réhabilitation des quartiers et peuvent contribuer aux objectifs de la stratégie Europe 2020. C’est pourquoi le sport devrait pouvoir être éligible dans les programmes FEDER et être intégré dans les Programmes opérationnels nationaux et locaux. - La contribution européenne peut maintenant être mise en œuvre puisque la Commission européenne a défini le périmètre du sport et introduit l’article 165 du TL. Malgré ces propositions, il n’y a cependant encore ni budget, ni programme en préparation dans le domaine. La Commissaire Vassiliou a soutenu dernièrement la création d’un fonds indépendant destiné au sport, faut-il soutenir cette idée ou intégrer le sport dans d’autres politiques ? Le CdR ne défend pas la multiplication des fonds sectoriels mais plutôt l’insertion du sport dans des programmes plus généraux. Sophie Auconie (eurodéputée PPE, Fr, Intergroupe Sport du Parlement européen) a elle aussi souligné l’existence de l’article 165, qui fait pour la première fois du sport une compétence européenne, l’UE étant à présent chargée de contribuer à la promotion et au développement du sport. Il s’agit là bien sûr d’une compétence d’appui, car elle est avant tout du ressort des Etats membres et des organisations sportives. Cependant elle insiste sur le fait que l’UE doit s’investir en la matière, car la relation UE/sport se conçoit dans les deux sens : d’une part l’UE peut apporter sa valeur ajoutée au sport, et le sport peut quant à lui constituer un vrai moyen de communication et de rapprochement entre l’Europe et le citoyen. Comment ? En rappelant que le sport peut influer sur la stratégie Europe 2020, en tant que vecteur de croissance : - intelligente : il a une forte valeur ajoutée dans la recherche - durable : le sport est lié à la nature, les jeunes s’approprient ainsi l’environnement et s’éloigne de leurs consoles. Il faut aussi dans ce domaine réfléchir toutefois aux effets inverses (conséquences du Paris-Dakar ou de l’enduro du Touquet) - inclusive : l’acceptation des règles se développe sur les terrains de sport. Pour les élus locaux, il s’agit d’exploiter au mieux ce pouvoir rassembleur, le sport suscitant l’enthousiasme des jeunes générations, peu d’autres démarches donnent cette relation à la nation et à l’autre. La polémique récente en France sur les discriminations dans les centres de formation de football prouve l’impact que le sport peut avoir sur la population, il est le reflet de la société. Le sport n’est donc pas un enjeu symbolique, l’UE a aussi besoin de l’impact positif du sport sur ses citoyens. L’eurodéputée appelle donc les institutions européennes à œuvrer en la matière et à utiliser la politique régionale comme un outil à cette fin : le sport doit faire partie des actions qu’elle subventionne et les autorités locales et régionales devront ensuite mettre en œuvre ces subventions. L’Intergroupe sport a proposé un amendement au rapport de M. Pieper dans ce sens. Demetrio Albertini (ancien footballeur italien, conseiller de R. Pella sur l’avis) a valorisé son expérience du sport. Il peut selon lui donner aux jeunes quelque chose de concret sur leur propre territoire. Il a un aspect éducatif, est vecteur de mobilité, et suscite le tourisme sportif. Il valorise l’effort pour parvenir à un objectif visé (citation de Jean-Paul II), il faut donc par ailleurs lutter contre le dopage et prôner le durcissement des peines en la matière. John Walsh (Commission européenne, DG REGIO) approuve les remarques faites, et souligne les bénéfices du sport au quotidien, sur la santé et sur la croissance. Il y a en effet souvent une dimension sportive au sein des projets régionaux et dans les campagnes de sensibilisation, dans lesquelles il faut mentionner le sport comme une expérience d’apprentissage et comme un vecteur de nouveaux emplois. Il va falloir que les autorités régionales et locales justifient clairement à l’avenir comment elles comptent utiliser ces fonds qui seraient destinés au sport. Johannes Hahn (Commissaire en charge de la Politique régionale) a clairement explicité que tout l’argent européen utilisé dans les régions doit viser les objectifs de la stratégie Europe 2020. Cependant, toutes les activités sportives ne justifient pas une intervention européenne. Dans les pays de l’objectif Convergence, la possibilité de recevoir des fonds pour le sport est plus large. Dans les pays relevant de la compétitivité, l’innovation en matière sportive devrait être davantage subventionnée à l’avenir mais ce ne sont pas toutes les régions qui peuvent répondre à ce type de critères, la Commission proposera des stratégies de spécialisation intelligente. Enfin en termes de tourisme, les autorités compétentes peuvent parfois se montrer très intéressées par les bénéfices à récolter, toutefois étant donné que la prochaine programmation sera plus basée sur les résultats, ces autorités devront souligner davantage les opportunités de création d’emplois. |
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