Rubrique : Budget européen et perspectives financières
Date : 15/03/2011
Next long term budget : what should go in ? What should go out ? Conférence du SIEPS / CEPS le 9 mars 2011
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Présentation du travail collectif sur l’avenir du budget par les auteurs
Daniel Tarschys (SIEPS) présente l’ouvrage qui paraitra fin avril-début mai. Les Etats membres sont selon lui trop centrés sur l L’UE devrait d’abord dépenser pour elle-même, si on souhaite qu’elle fonctionne efficacement. Il y a une peur de la bureaucratie, mais elle est pourtant très importante, il faut des capacités d’analyse et un pouvoir adjudicateur réactif. L’agenda interne est primordial et il ne faut pas avoir honte d’investir dans la machinerie et le processus décisionnel. Le budget européen devrait se centrer sur les investissements, sur le long-terme. A titre d’exemple, un programme européen qui a permis de fournir x nombre d’emplois est un résultat insuffisant car cela est facile à calculer mais n’est pas révélateur du long-terme. Il faut changer les modes d’évaluation. La troisième idée importante est qu’il faut chercher à travers les dépenses de l’UE à obtenir une large zone d’impact. Les actions trop limitées géographiquement ne sont pas les meilleurs champs d’action pour l’UE. Enfin, même quand il s’agit d’une politique de long terme ayant un grand impact géographiquement, il faut un contrôle de la qualité. Il y a beaucoup trop d’objectifs Friedrich Heinemann (Centre européen de recherche économique ZEW) : qu’est-ce qui rend le bien commun européen attractif ? Le FEDER par exemple est visible, Galileo est moins visible localement mais fait beaucoup pour l’intérêt européen. Il oppose les notions d’ « Europe optimiser » et de « I want my money back ». C’est souvent la conception de Thatcher qui l’emporte sur la valeur ajoutée européenne. Il y a un défaut dans la théorie du contributeur net car on manque la notion d’agrégation, il faudrait plutôt faire la somme de la valeur nette augmentée, et comparer la richesse produite avec celle qu’il y aurait sans la contribution européenne, à travers un programme national par exemple. Arjan Lejour (Chercheur au Bureau néerlandais d’analyse des politiques économiques) Dans la plupart des domaines d’actions de l’UE, il n’y a pas grande différence apportée par le budget européen par rapport à l’action nationale. Il faut donc se recentrer sur les domaines qui ont une vraie valeur ajoutée : - augmenter le budget consacré à l’environnement - augmenter le budget consacré à - nuancer / mitiger le budget consacré à l’agriculture - augmenter les aides à l’accession et la stabilisation économique des nouveaux états membres - augmenter l’aide au développement pour les pays tiers. Sur ce point il est conscient des préférences de pays, divergentes selon les Etats membres, mais les budgets nationaux pourraient compenser selon ces préférences. L’efficacité du budget européen est difficile à calculer. Mais dans ces domaines (environnement, R&D, aide au développement), l’additionnalité est croissante et délivrera des bénéfices à long terme. Willem Molle (Professeur en économie internationale intégrée) aborde la politique de cohésion. Selon lui il y a des disparités de valeur ajoutée selon l’objectif de - Pour l’objectif 1 (convergence) : le rôle du budget UE est très positif - Pour l’objectif 2 (compétitivité) : avantages de l’UE faibles - Pour l’objectif 3 (coopération territoriale) cela dépend de la définition qu’on lui donne, il y a confusion. L’éventail des instruments de la politique de cohésion manque de cohérence et d’une relation claire entre les fonds européens et leur objectif. Son évaluation de la politique de cohésion : - le côté positif est son efficacité prouvée, et le fait qu’il y a beaucoup de ressources allouées - Le côté négatif est la contribution à la réalisation des objectifs européens, car il y a inadéquation entre les objectifs nationaux et européens, les fonds n’étant pas forcément alloués aux bonnes fins. Il y a donc là un défi à relever et des réponses à donner de la part de Les critiques sur cette analyse Iain Beggs (LSE) pense que cette analyse du budget néglige ouvertement l’aspect politique.
Marjorie Jouen (Notre Europe et adjointe au cabinet de Mme Bresso)) souligne un avantage de la politique de cohésion non mentionné par les auteurs : la construction de capacités, élément du long-terme. Il y a un manque d’accès au marché unique, pour les RUP notamment. Elle rappelle que l’attitude et les capacités des autorités régionales et locales sont différentes en Europe (comparaison Ile de France / Oxfordshire : niveau de richesses équivalents et façons très différentes d’utiliser les fonds). Le 5ème rapport sur la cohésion a selon elle été mal exploité. Il faudrait l’utiliser davantage comme un pilote pour construire la future politique de cohésion. Vasco Cal (Commission Les aut
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