Rubrique : Transparence et communication
Date : 10/01/2008
Réponse de la Maison Européenne des Pouvoirs Locaux Français au « Livre vert sur l'accès du public aux documents détenus par les institutions de la Communauté européenne »
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Relais d’information auprès des élus locaux, la MEPLF est amenée à consulter quotidiennement les documents des institutions de l’Union européenne et est particulièrement attentive aux questions soulevées par la présente consultation. La MEPLF se réjouit de l’initiative de la Commission de proposer une consultation relative à la révision du règlement sur l’accès du public aux documents détenus par les institutions européennes. En particulier, la MEPLF est préoccupée par les problèmes d’accès aux documents des institutions européennes en langue française. Certains documents ou communiqués de presse mis en ligne par la Commission et le Conseil ne sont pas traduits, ou traduits avec du retard, ce qui crée des différences importantes dans l’accès à l’information selon la langue. Aussi, la MEPLF préconise un respect systématique des traductions en langue française des documents des institutions dans un délai le plus court possible. A la question 1/, La Maison européenne des pouvoirs locaux estime que les informations fournies dans le cadre des registres et des sites web des institutions sont complètes mais difficile à trouver. Au sujet des questions 2 et 3, la MEPLF considère qu’il faut davantage mettre l’accent sur une diffusion active de l’information et estime qu’un ensemble unique de règles d’accès aux documents serait essentiel.
Le système actuel des consultations publiques soulève un certain nombre de questions qui touchent à la visibilité et à la transparence de la procédure. Ces questions portent tant sur la forme que sur le fond des consultations. En ce qui concerne la forme, la MEPLF considère que les consultations sont largement inaccessibles aux citoyens européens et aux collectivités territoriales. Se posent des problèmes sérieux d’accessibilité aux sources d’information sur le thème de la consultation. De plus, le délai fixé pour répondre aux consultations est particulièrement court et de nombreuses consultations sont organisées pendant la période estivale, ce qui diminue les chances de participation. Enfin, il y a un manque de visibilité au niveau des participants à la consultation et de leurs motivations, ainsi qu’un problème d’accessibilité de la langue, étant donné que la majorité des consultations sont disponibles uniquement en anglais ou que les documents clés n’existent que dans cette langue. Sur le fond, la MEPLF remarque un manque de transparence au niveau de la stratégie, car la Commission n’informe pas sur la logique qui obéit au choix des thèmes soumis à consultation. Ce problème de transparence se retrouve au niveau du choix des parties prenantes consultées, des procédures d’évaluation des consultations et au niveau de la communication des résultats. Enfin, le citoyen ou la collectivité territoriale qui a répondu à une consultation n'a aucun moyen de mesurer l'impact de sa participation à l'élaboration du document final. Le processus de consultation publique risque ainsi de perdre toute légitimité. La MEPLF propose des pistes d’amélioration : Pour améliorer la visibilité, la Commission devrait développer une stratégie de communication commune à tous ses bureaux de représentation dans les Etats membres et établir un agenda prévisionnel des consultations publiques à trois ou six mois, clairement visible, accessible et disponible. Elle devrait également inciter les organismes et associations à vocation européenne à communiquer sur les consultations publiques et, enfin, élargir l'éventail des langues dans lesquelles les consultations publiques sont proposées. Pour clarifier la stratégie, la Commission devrait définir au préalable le type de consultation et les stratégies d'évaluation. Pour chaque consultation publique, elle pourrait envisager la mise à disposition des éléments contextuels du débat et les coordonnées d'un ou plusieurs interlocuteurs à la Commission, susceptibles de donner des détails sur la procédure en cours. De même, elle devrait exposer clairement la technique adoptée pour l'évaluation et le suivi et préciser qui sont les évaluateurs (internes à la Commission, experts indépendants, pourquoi, etc.). Une fois la consultation terminée, une synthèse compréhensible par tous devrait être communiquée, en plus de la mise en ligne des réponses, et accompagnée de mécanismes permettant d’appréhender la contribution de la consultation au texte de travail. En cela, la création d’une rubrique « suivi des consultations » sur le portail de la Commission européenne serait une initiative utile. |
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